Comment choisir le meilleur clavier ?

Depuis les débuts de l’informatique, le clavier est le compagnon indispensable de tout ordinateur. A ce jour, il n’a toujours pas été remplacé. Certes les technologies de clavier ont évolué : clavier papillon, clavier bluetooth, clavier imperméable, clavier avec écran tactile… mais le principe de base est resté le même à savoir : un périphérique informatique constitué de touches permettant une saisie rapide de texte à l’écran d’une unité de travail.

La différence notable est qu’il existe désormais de multiples appareils qui peuvent être connectés à cet accessoire : clavier pour ipad, clavier pour tablettes, clavier de PC ou de Mac… Les types de claviers sont également plus diversifiés : clavier pour gamer (très réactifs), clavier avec ou sans fil ou encore des modèles résistants aux chox ou aux conditions extrèmes etc.

Un périphérique de saisie encore indispensable

La reconnaissance vocale a fait des progrès sidérant ces dernières années mais le clavier reste encore un accessoire indispensable. C’est au début des années 1960 que les premiers claviers informatiques apparaissent. A cette époque, il ne servent qu’à rentrer des lignes de commandes, les interfaces graphiques telles que Windows n’existent pas encore. Les claviers d’alors sont directement calqués sur les machines à écrire.

Le clavier QWERTY date de 1868. Il a été élaboré à Milwaukee. La répartition des lettres selon un modèle non-alphabétique s’explique par le fait que les touches correspondant aux paires de lettres les plus utilisées en anglais sont réparties à l’opposé du clavier. Objectif : éviter que les tiges porteuses de lettres et qui frappent le ruban encreur de se croiser et de se coincer.

Le clavier AZERTY, nommé ainsi en raison des 6 premières touches alphabétiques est la déclinaison pour les pays francophones du clavier QWERTY. La configuration des claviers bureautiques européens comportants 105 touches est régie par la norme ISO 9995 initiée en 1984 par l’Association française de normalisation (AFNOR).

Le fonctionnement de base d’un clavier est assez simple. A chaque pression d’une touche, un signal unique est transmis à l’ordinateur. Le clavier utilise un réseau matriciel permettant d’identifier chaque touche grâce à des coordonnées uniques à la croisée d’une ligne et d’une colonne.

Lorsqu’une touche est pressée, un contact électrique s’établit entre la ligne et la colonne. Les signaux électriques sont transmis à un contrôleur, qui envoie un code (BCD, ASCII ou Unicode) à l’ordinateur décrivant le caractère correspondant à la touche.

De nos jours, les claviers mécaniques classiques sont concurrencée par les claviers virtuels des écrans tactiles mais leur usage reste encore délicat si bien que le clavier classique a encore de beaux jours devant lui.

Membrane de clavier

Un exemple de membrane de clavier moderne. On distingue le circuit imprimé intégré qui permet de relier les touches à l’unité centrale.

Les différents types de claviers

Il existe trois grands types de claviers selon la technologie de détection d’un appui sur une touche : les claviers chiclet, les claviers à membrane, comme sur un ordinateur portable, et enfin les claviers mécaniques.

Le clavier chiclet ou “à gomme”

Les modèles à chiclet sont pourvus de touches plates, plutôt espacées. Le K28 ou le K36 de Logitech en sont des exemples. L’appellation a été utilisée la toute première fois pour décrire le clavier de l’ordinateur IBM PC jr en 1983. Ils tirent leur nom de leur touches d’apparence tendre (comme les chewing-gum du même nom). Le gros avantage est qu’ils sont silencieux et doux au toucher au prix d’une réactivité moindre que pour un clavier mécanique. Le chiclet est aussi plus ergonomique. L’espacement des touches sur un clavier chiclet permet de réduire les erreurs de frappes.

Apple a remis à la mode le clavier chiclet avec sa nouvelle gamme de Macbook. Les constructeurs tels que Asus ou HP ont suivi le mouvement. On trouve bien sûr des claviers chiclet sans fil. On trouve également de telles touches sur des télécommandes et certaines calculatrices mais surtout sur les ordinateurs portables.

Le clavier à membrane

Le clavier à membrane est le plus utilisé de nos jours. Il est très économique (comptez environ 50 euros pour un modèle efficace). Il est constitué de multiples couches de polyester dotées de circuits imprimés : l’appui sur une touche va déformer une première membrane qui va entrer en contact avec une membrane située en dessous. Suite au contact, une connexion électrique permet de générer le code désiré.

L’avantage du clavier à membrane est son coût et son relatif silence de frappe. le plus gros inconvénient vient du fait que les touches ne sont pas parfaitement indépendantes ce qui peut provoquer des interférences entre touches non pressées qui s’activent. La sensation de frappe peu prononcée peut dérouter également les utilisateurs.

Le clavier mécanique

C’est le clavier de prédilection des gamers. IL est plus réactif et donc permet de gagner quelques micro-secondes souvent capitales pour un frag. La première technologie historique de clavier mécanique consiste en des touches qui compriment un ressort jusqu’à un point critique où celui-ci sort brutalement de son axe et appui de façon très nette sur un interrupteur IBM a développé cette technologie dans les années 1980 avec ses modèles F puis avec ses modèles M7.

les claviers mécaniques sont équipés de touches plus hautes et bruyantes qui en font de médiocre outils de bureautique mais d’excellents contrôleurs pour jeux vidéos. Elles sont beaucoup plus résistantes et réactives. Ce type de claviers professionnels sont également livrés avec des pilotes et des logiciels de configuration plus élaborés pour enregistrer des macros (l’appui sur une touche déclenche une série d’actions prédéfinies), gérer des profils selon les jeux ou même effectuer une sauvegarde de profil dans le cloud. Un des leaders du marché est le constructeur allemand Cherry qui propose des touches réputées très solides.

Quels critères pour bien choisir son clavier ?

Votre choix de clavier doit reposer sur plusieurs critères d’analyse. Voici nos conseils pour bien choisir le clavier idéal.

1- Pour quel usage ?

Pour de la bureautique, vous devez vous orienter vers un clavier chiclet ou à membrane : moins bruyant, plus confortable et avec des touches moins hautes. les touches plus espacées provoquent moins de fautes de frappe et donc ce type de clavier offre un gain de productivité notable de l’ordre de 10% en terme de vitesse de frappe.

Pour du gaming, les claviers mécaniques sont de loin les plus utilisés par les pro de l’eSport. Ils offrent une réactivité, et une précision bien supérieure aux claviers à membrane. Ceux-ci disposent toutefois d’atouts à faire valoir : leur silence, leur confort, et surtout leur prix bien plus abordable pour débuter dans l’eSport à moindres frais.

2- Avec ou sans fil ?

Qu ce soit en bluetooth ou par une connectivité propriétaire comme chez Microsoft ou Logitech, le clavier sans fil a comme principal avantage sa praticité. L’évolution des connexions sans-fil (technologie Lightspeed de Logitech) fait que même pour du gaming, le clavier sans fil reste une alternative à étudier.

Il sera cependant moins riche en équipements que son équivalent filaire : moins d’accessoires, pas de rétro-éclairage avec zones de couleurs pour des questions d’autonomie etc. Autre inconvénient, s’il est alimenté par des piles, il faudra prévoir un budget piles que ce soit normales ou rechargeables avec un risque de tomber en panne au plus mauvais moment. Des modèles avec batterie et recharge en USB sont une bonne alternative mais leur durée de vie est alors dépendante de celle de la batterie.

3- Présence d’un pavé numérique

Si vous êtes amené à faire de la saisie de chiffres (feuille de calcul, comptabilité…) le pavé numérique semble une bonne option. Il en existe des détachable où des indépendants. Un clavier sans pavé numérique est souvent dénommé clavier TKL (pour Ten Keys Less, 10 touches en moins) c’ets à dire au final, un clavier plus léger, moins cher et sans fioritures.

4- Rétroéclairage

Le rétro-éclairage n’est pas qu’une simple option esthétique. Dans des conditions d’obscurité, il permet d’identifier les touches de façon rapide sans s’épuiser les yeux. En bureautique c’est un atout interessant. Pour les gamers c’est un atout considérable. Un clavier rétroéclairé permet de paramétrer des comportement lumineux en fonction de la situation de jeu (clignotement rouge si vous êtes blessé par exemple, etc.) ou pour identifier une zone de touches dédiées aux macros etc.

5- Fonctionnalités supplémentaires

Certains claviers permettent de désactiver la touche Windows. En effet, Ctrl et Alt sont souvent utilisés dans les jeux ce qui peut occasionner un appui involontaire sur cette touche qui active le menu windows.

Il est aussi possible de relier un smartphone en guise d’écran tactile secondaire pour activer certaines macros complémentaires. Certains claviers sont équipés d’un repose poignet en gel pour légèrement rehausser les avant-bras et diminuer la frappe à la longue. Un choix ergonomique qui peut être utile.

6- Confort de frappe

Chaque type de clavier propose une expérience de frappe différente. Course plus ou moins longue, cliquetis plus ou moins marqué, espacement des touches… autant de paramètres subtils à prendre en considération. Un clavier papillon d’Apple offre une course très courte ce qui peut demander une temps d’adaptation par rapport à un clavier mécanique par exemple.